Ça y est, l’été est là. Autrement dit, la meilleure saison de l’année ! Synonyme de journées au soleil, de siestes obligatoires, de fruits délicieux et bien évidemment : de vacances ! Qui dit vacances dit également voyages et envies d’ailleurs. Et forcément, cela induit plusieurs problématiques écologiques. Depuis plusieurs années, l’impact du tourisme sur la planète a été évoqué à maintes reprises : on critique notamment de plus en plus le tourisme de masse qui vient dénaturer certains endroits auparavant protégés de la foule. On alerte sur les modes de transport les plus polluants pour partir en vacances, on met en avant l’éco-tourisme… Alors, comment ne pas oublier ses bonnes résolutions durant l’été et comment voyager écolo ? 

barque-voyages-ecolo-coco-frio

Le transport 

Sans doute la partie la plus importante lorsqu’on fait attention à son empreinte carbone sur les routes. En effet, ¾ des émissions de gaz à effet de serre liés au tourisme sont dues au transport. Pas de mystères ni de mauvaise surprise, le très très mauvais élève des modes de transport est bien sûr… l’avion. Partir à l’autre bout du monde pour un coût de plus en plus dérisoire est bien évidemment très attractif, il n’empêche qu’un aller-retour entre Paris et New-York pour une personne équivaut à la consommation annuelle en chauffage d’un petit appartement. 

Voyager écolo, c’est donc très basiquement dans un premier temps éviter de prendre l’avion. Cela implique donc de partir moins loin (ou alors d’avoir un peu de temps devant soi pour voyager). La bonne nouvelle, c’est qu’on vit dans le plus beau pays du monde (Cocorico) et c’est qu’en étant en Europe il y a quand même énormément de choses à voir. Une encore meilleure nouvelle c’est que les trains de nuit sont bien partis pour faire leur grand retour. Cette initiative est défendue depuis des années par le collectif “Oui au train de nuit”. Ceux-ci ont d’ailleurs lancé une pétition pour appuyer cette volonté. Vous pouvez la signer ici, et découvrir toutes leurs actions ici. Parce que s’endormir à Paris et se réveiller à Berlin c’est quand même un sacré kiff. 

Si l’on ne parvient pas tout de suite à éliminer l’avion définitivement de nos voyages (la blogueuse Iznowgood a publié il y a peu une vidéo à ce sujet. Si son profil de “slow travelleuse” vous intéresse vous pouvez notamment découvrir son portrait ici) on peut également compenser son empreinte carbone. Sur le site de la fondation Good planet, vous avez la possibilité de la calculer et de compenser vos émissions de gaz à effets de serre. Comment ? En soutenant des initiatives environnementales et sociales par exemple. 

zéro-déchet-coco-frio

Voyager en mode zéro déchet

Outre le transport, d’autres consommations inutiles sont à prendre en compte dans nos voyages. Le fait par exemple de choisir des produits en mini-format (en plastique of course) pour passer en bagage cabine. Ou de racheter sur place des produits qu’on finira par jeter avant  de partir. Bref quelques habitudes “spéciales vacances” qui peuvent rapidement créer une accumulation de choses inutiles et polluantes. 

La bonne alternative pour l’éviter ? On peut par exemple passer aux cosmétiques solides que l’on voit fleurir de plus en plus ces derniers temps (#plasticsucks). Le shop Ilin (I like it naked 🍑) est notamment le temple du zéro déchet. Vous aurez le choix entre de nombreux produits d’hygiène solides, des pastilles de dentifrice au baume pour le corps en passant par le démaquillant.

En plus, ces cosmétiques prennent moins de place, ont souvent une composition au top, et ne posent pas de problème de liquide en cabine. Tout benef’.

girl-walking-coco-frio

Une expérience authentique

Vient ensuite la question du logement et des activités sur place.

En ce qui concerne les hébergements, il est idéal de privilégier des hôtels ou des logements de locaux. Déjà, car cela permet de soutenir l’économie du pays dans lequel vous résidez (plutôt que de donner votre argent à des grands groupes qui sont sans doute un peu moins légitimes d’être sur place) mais aussi parce que les hébergements spécialement dédiés pour le tourisme sont beaucoup plus polluants. En cause ? La climatisation, le changement de draps tous les jours, les bus prévus pour les sorties organisées, la consommation d’énergie… Bref, les impacts sont multiples. 

Certaines applications de voyages ont notamment été créées pour nous aider à nous orienter vers des établissements authentiques et durables. Fair Trip app par exemple, qui répertorie de nombreuses adresses locales : maisons d’hôte, restaurants, expériences… L’application Tookki est également un petit guide de voyage nouvelle génération. Elle vous aide à trouver à proximité un restaurant bio, une expérience green ou un commerce slow fashion. N’hésitez pas également à contribuer à ces applications avec vos propres adresses ! 

Si vous restez en France, vous pouvez aussi faire un tour sur la page d’Esprit Parc National. Une marque lancée en début d’année par l’OFB (Office Français de la Biodiversité) destinée à promouvoir la richesse des parcs nationaux de France métropolitaine et outre-mer. Le label est attribué à des restaurants, hôtels, agriculteurs, etc. qui s’engagent à exercer leur activité de manière durable sur le territoire afin de le préserver et de le mettre en avant auprès des visiteurs. 

lieu-paradisiaque-coco-frio

Voyager en éco-tourisme

Enfin, si l’on veut se dégager des activités trop touristiques, souvent destructrices pour l’environnement, et voyager tout en préservant la biodiversité, on peut se tourner vers l’éco-tourisme. Ce concept a été défini en 1992 par la Société internationale d’écotourisme comme « une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales. » Cette démarche est donc engagée en faveur du développement durable et vise à sensibiliser aux enjeux sociaux et environnementaux. 

Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous sur le site ecovoyageurs.com qui répertorie de nombreux lieux et expériences à vivre.


Le voyage est souvent ce qui taraude le plus notre conscience écologique. Sans doute car il est compliqué de renoncer à découvrir l’autre bout du monde en avion. Cela peut donner l’impression de dire bye bye aux vacances sous les tropiques et d’être voués à des vacances ordinaires sans saveur. Pourtant, de multiples solutions s’offrent à nous. Il est simplement temps de revoir notre notion et nos modes de voyage : voyager moins loin, tout en partant à l’aventure, c’est possible. Voyager moins vite, devenir un adepte du slow travel, c’est possible aussi. Cela implique bien évidemment d’avoir plus de temps devant nous. Mais le monde d’après, c’est aussi celui de la semaine de 4 jours et du télétravail non ? Je demande pour une amie…